Spoturno, la maison de parfum confidentielle qui intrigue

Lancée dans le secret le plus total, Spoturno agite discrètement le monde du parfum. Cette jeune maison française, éphémèrement installée au 39 Galerie Vivienne du 30 mars au 3 avril, intrigue autant par son silence que par ses références. Car derrière ce label, une histoire oubliée ressurgit : celle de François Coty, génie des senteurs né sous le nom de François Spoturno.
Une renaissance familiale sous tension
C’est Véronique Spoturno, arrière-petite-fille du fondateur de la maison Coty, qui est à l’origine de cette aventure. Artiste aux multiples facettes – céramiste, photographe – elle assume le poids d’un héritage complexe. Pour éviter toute confusion avec le géant Coty Inc., elle choisit de ne pas mentionner directement l’entreprise fondée par son aïeul en 1904, malgré des liens évidents.
« C’est une mission de cœur », explique-t-elle lors d’un déjeuner de presse à l’hôtel Bristol à Paris. Un lancement discret mais soigné, fidèle à l’élégance parisienne et à la rigueur artisanale de la maison.
Des parfums signés Christopher Sheldrake
Pour donner vie à l’univers olfactif de Spoturno, c’est Christopher Sheldrake – maître parfumeur de Serge Lutens et ex-directeur recherche & développement chez Chanel – qui a été sollicité. Il compose cinq fragrances sophistiquées, comme « Alphée », un boisé hespéridé, ou encore « Barbicaja », aux notes florales et fruitées. À noter : l’extrait « Spoturno 1921 » rend hommage à Émeraude, parfum emblématique de François Coty.
Une adresse à suivre ?
Spoturno évite la lumière tout en éveillant la curiosité. La maison ne joue pas la carte du clinquant mais celle de la mémoire et de la transmission. Et si cette marque confidentielle devenait bientôt une nouvelle référence dans l’univers du parfum de niche à Paris ?
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